• UCOR – Anneau gastrique

    L’anneau gastrique ajustable est une technique restrictive.
    L’anneau est mis en place par cœlioscopie à travers 4 petits orifices.

      

    Le seul réel avantage de l’anneau gastrique est un risque opératoire faible, ce qui a expliqué en partie son essor dans les années 2000.
    Mais du fait de complications tardives fréquentes (>40%), d’un mauvais confort alimentaire et d’une reprise de poids habituelle lors de son retrait, il a été progressivement abandonné.

    Il est important de savoir que la présence d’un anneau gastrique complique une éventuelle seconde chirurgie de l’obésité.
    Les indications sont donc aujourd’hui très limitées. Elles concernent des patients plutôt jeunes, avec un IMC limité, sans comorbidités importantes, sans reflux gastro-œsophagien, avec un désir de procréation, n’ayant pas de compulsions alimentaires et acceptant un suivi rapproché.
    Le patient doit surtout avoir parfaitement compris les contraintes de l’anneau.

    Principe

    Technique restrictive CONTRAIGNANTE qui diminue le volume de l’estomac et ralentit le passage des aliments. Elle ne perturbe pas la digestion des aliments.
    Un anneau (dont le diamètre est modifiable) est placé autour de la partie supérieure de l’estomac, délimitant ainsi une petite poche (15 ml). Peu d’aliments sont nécessaires pour remplir cette poche et la sensation de satiété apparaît rapidement. Les aliments vont s’écouler très lentement selon le principe du sablier.

     

    Caractéristiques

    Seule technique ajustable MAIS un CORPS ETRANGER

    L’anneau est relié par un petit tube à un boitier de contrôle placé sous la peau. Cet anneau peut être serré ou desserré en injectant un liquide dans le boitier, à travers la peau. Un contrôle radiologique est nécessaire lors du suivi (TRANSIT OESOGASTRODUODENAL).
    L’anneau peut être retiré en cas de complication, d’inefficacité, d’intolérance ou sur demande du patient.

     

    Perte de poids attendue

    De l’ordre de 40 à 50 % de l’excès de poids, ce qui correspond à une perte de poids d’environ 20 à 30 Kg en 12 à 18 mois. Le recul sur ces résultats est de 15 ans avec un nombre d’ECHECS de 30 à 40%.
    En cas de retrait de l’anneau, une reprise de poids est habituelle.

    Durée moyenne de l’intervention

    1 heure avec l’installation, 20 minutes de geste opératoire

    Durée moyenne de l’hospitalisation

    AMBULATOIRE ou 1 jour
    L’alimentation est reprise le soir même

    Mortalité liée à l’intervention
    0,1%
    Principaux risques de complications

    – Complications précoces : phlébite et embolie pulmonaire, perforation gastrique (0,3%) et glissement précoce de l’anneau.

    – Complications tardives mécaniques pouvant survenir après l’intervention, même après plusieurs années (> 40%) :

    • Problèmes liés au boitier : infection, déplacement du boitier sous la peau, douleurs au niveau de l’emplacement du boitier, rupture du tube reliant le boitier et l’anneau.
    • Glissement de l’anneau et dilatation de la poche au-dessus de l’anneau pouvant entrainer des vomissements importants voire l’impossibilité de s’alimenter.
    • Troubles de l’œsophage (dilatation, reflux, œsophagite, dysphagie, troubles moteurs)
    • Lésions de l’estomac provoquées par l’anneau (érosion de l’estomac et migration intra gastrique de l’anneau)

    Une nouvelle intervention peut s’avérer nécessaire pour retirer l’anneau. Si une seconde chirurgie de l’obésité est envisagée, il est nécessaire d’attendre au moins 3 mois après le retrait de l’anneau. Ce « REPOS ANATOMIQUE » permet d’avoir un estomac de meilleure qualité, aux parois non inflammatoires.

    – A distance :  comme dans toute intervention abdominale, des déformations de la paroi de l’abdomen (éventrations) et des brides intra-abdominales sont possibles.

    Il est rappelé que toute intervention chirurgicale comporte un certain nombre de risques y compris vitaux, tenant à des variations individuelles qui ne sont pas toujours prévisibles. Certaines de ces complications sont de survenue exceptionnelle (plaies des vaisseaux, des nerfs et de l’appareil digestif) et peuvent parfois ne pas être guérissables. Au cours de l’intervention, le chirurgien peut se trouver en face d’une découverte ou d’un événement imprévu nécessitant des actes complémentaires ou différents de ceux initialement prévus, voire une interruption du protocole prévu.