• UCOR – BYPASS GASTRIQUE

    Le bypass gastrique est une intervention à la fois restrictive (petit estomac) et malabsorptive (diminution de l’absorption des aliments). Aucune ablation d’organe n’est réalisée.

    C’est l’intervention qui a le plus de recul car réalisée dès la fin des années 70. Elle est la plus efficace mais aussi la plus complexe. Le bypass gastrique est désormais réalisé en cœlioscopie à travers 5 à 6 petits orifices.

    Un bypass gastrique est privilégié en cas d’IMC élevé et/ou de pathologies associées comme le diabète, l’hypertension ou le syndrome d’apnées du sommeil. Ces pathologies sont la plupart du temps mises en « rémission ». Le traitement du diabète peut par exemple être régulièrement arrêté ou diminué quelques semaines après l’intervention. La guérison ne peut être affirmée que plus tard.

    Bypass en Y

    bypass3

    Bypass en Oméga

    Il s’agit donc d’une « chirurgie métabolique ».
    Le bypass gastrique permet également de traiter le reflux gastro-œsophagien.Le bypass gastrique est contre indiqué en cas de nécessité d’exploration de l’estomac, du duodénum, du pancréas ou des voies biliaires. En effet, l’estomac est complètement exclu. Il n’a pas en revanche été mis en évidence d’augmentation des pathologies gastriques comme le cancer. Le bypass gastrique est aussi contre indiqué dans certains cas d’anémie (baisse de l’hémoglobine). En raison de la malabsorption, il existe un risque de carences justifiant une prise quotidienne indispensable de vitamines.
    Un suivi régulier à vie est nécessaire.
    Principe
    Technique restrictive et malabsorptive associée qui permet de diminuer à la fois la quantité d’aliments ingérés (la taille de l’estomac est réduite à une petite poche) et l’assimilation de ces aliments par l’organisme (réduction de l’absorption des graisses), grâce à un court-circuit d’une partie de l’estomac et de l’intestin. Aucun organe n’est enlevé. Les aliments vont directement dans la partie moyenne de l’intestin grêle et sont donc assimilés en moindre quantité.
    Perte de poids attendue
    De l’ordre de 70 à 75% de l’excès de poids, ce qui correspond à une perte de poids d’environ 35 à 40 kg. Le recul sur ces résultats est de 20 ans ou même 50 ans par laparotomie.
    Durée moyenne de l’intervention
    2 à 3 heures
    Durée moyenne de l’hospitalisation
    3 à 4 jours
    Mortalité liée à l’intervention
    0,5%
    Principaux risques de complications
    • FUITES < 2%
    • Ulcère anastomotique
    • Rétrécissement au niveau de la jonction entre l’estomac et l’intestin
    • Hémorragie post opératoire précoce
    • Occlusion de l’intestin
    • Carences nutritionnelles
    • Complications fonctionnelles : dumping syndrome*, diarrhées ou constipation, hypoglycémie après le repas avec hyperinsulinisme.

    *Dumping syndrome : sensation de malaise (avec palpitations, mal de tête, nausée, diarrhée…) qui peut survenir juste après un repas. Ce syndrome est dû à l’arrivée massive et rapide dans l’intestin d’aliments très riches en graisses ou en sucres.

    A distance :  comme dans toute intervention abdominale, des déformations de la paroi de l’abdomen (éventrations) et des brides intra-abdominales sont possibles.

    Il est rappelé que toute intervention chirurgicale comporte un certain nombre de risques y compris vitaux, tenant à des variations individuelles qui ne sont pas toujours prévisibles. Certaines de ces complications sont de survenue exceptionnelle (plaies des vaisseaux, des nerfs et de l’appareil digestif) et peuvent parfois ne pas être guérissables. Au cours de l’intervention, le chirurgien peut se trouver en face d’une découverte ou d’un événement imprévu nécessitant des actes complémentaires ou différents de ceux initialement prévus, voire une interruption du protocole prévu.

     

    Une variante technique est apparue il y a quelques années appelées bypass en oméga ou à tort « mini bypass ». Une seule couture est réalisée.
    Il s’agit d’une technique plus simple et plus rapide ayant pour avantages la diminution du risque de fuite et d’occlusion, avec une perte de poids légèrement supérieure.
    En revanche, un reflux bilieux invalidant peut survenir dans 1 à 2% des cas, résistant aux médicaments, et pouvant justifier parfois une chirurgie de dérivation.
    Le problème principal est qu’en cas de fuite il faut modifier le montage chirurgical en urgence.
    Nous réalisons préférentiellement le bypass en oméga en cas d’IMC élevé, de seconde chirurgie, de difficultés opératoires ou de patient fragile nécessitant une durée opératoire plus courte.
    La chirurgie est adaptée à chaque patient et validée en RCP d’obésité.