• Marisques et condylomes

    Les marisques

    Les marisques sont des excroissances de chair situées aux niveaux de la marge anale. Elles peuvent mesurer de quelques millimètres à 2 ou 3 cm. Ces formations sont des « cicatrices » en relief d’hémorroïdes externes, de thromboses hémorroïdaires, d’un glissement du tissu hémorroïdaire interne, de fissures anales, d’une chirurgie anale.

    Les marisques sont indolores mais peuvent entrainer une gêne à l’hygiène intime ou esthétique, une irritation, des démangeaisons.

    Les marisques gênantes sont généralement volumineuses. Le meilleur traitement est alors chirurgical et consiste en l’ablation des marisques sous courte anesthésie générale voire sous anesthésie locale. L’ablation de marisque, réalisée en externe ou en ambulatoire, entraine une plaie de la marge anale qui est laissée ouverte. Même si les marisques sont bénignes et ne présentent pas de risque de dégénérescence cancéreuse, elles sont systématiquement analysées au laboratoire.

    Cette plaie va cicatriser en 3 à 4 semaines. Des suintements et des saignements modérés sont possibles après l’intervention et peuvent persister jusqu’à la cicatrisation complète. Pour que la cicatrisation se déroule normalement vous devez toujours garder le périnée propre. Pour cela il est nécessaire de réaliser :

    • Une douche quotidienne avec un savon doux
    • Une douchette à l’eau après chaque selle
    • Bien sécher par tamponnement (compresse ou serviette propre) et appliquer une crème apaisante
    • Changer de sous vêtement quotidiennement

    Les douleurs sont modérées et répondent bien aux antalgiques simples type paracétamol et aux anti-inflammatoires. Vous ne devez pas vous constiper (alimentation riche en fibres, eau d’Hépar et laxatifs prescrits par votre chirurgien si nécessaire). Les complications sont rares : difficultés de miction voire une rétention aiguë d’urine juste après l’opération, par phénomène réflexe, pouvant nécessiter un sondage évacuateur ; saignement parfois un peu éloigné du geste ; infection ; retard de cicatrisation ; cicatrisation en léger relief. Il est ainsi déconseillé de trop vous éloigner durant les 15 premiers jours. L’arrêt de travail varie de 1 à 4 semaines.

    Les condylomes

    Les condylomes anaux sont des lésions cutanées contagieuses dues à des virus (les papillomavirus ou HPV). L’infection par HPV peut se manifester sous la forme de condylomes plans ou de verrues en relief, qui se localisent au niveau anal mais également au niveau génital ou buccal. L’infection par HPV est plus fréquente en cas d’immunodépression comme le VIH justifiant un bilan viral complet (VIH, Hépatite B et C). La transmission du virus est fréquemment –mais pas systématiquement – de nature sexuelle. Les condylomes peuvent siéger autour de l’anus mais aussi dans le canal anal ; un examen systématique du canal anal par anuscopie est donc nécessaire.

    Le traitement des condylomes a pour buts : de supprimer des lésions parfois à l’origine d’une gêne à l’hygiène intime ou esthétique, de limiter les risques de contamination de partenaires sexuels et enfin de prévenir le risque d’évolution vers un cancer de l’anus lié à certains types de HPV.

    Ce traitement peut être dermatologique avec application d’azote liquide ou chirurgical avec ablation et/ou électrocoagulation des lésions sous courte anesthésie générale voire sous anesthésie locale. L’ablation des condylomes, réalisée en externe ou en ambulatoire, entraine de petites plaies qui sont laissées ouvertes. Les condylomes sont envoyés à analyser au laboratoire dès que leur taille le permet.

    Ces plaies vont cicatriser en 3 à 4 semaines. Des suintements et des saignements modérés sont possibles après l’intervention et peuvent persister jusqu’à la cicatrisation complète. Pour que la cicatrisation se déroule normalement vous devez toujours garder le périnée propre. Pour cela il est nécessaire de réaliser :

    • Une douche quotidienne avec un savon doux
    • Une douchette à l’eau après chaque selle
    • Bien sécher par tamponnement (compresse ou serviette propre) et appliquer une crème apaisante
    • Changer de sous vêtement quotidiennement

    Les douleurs sont modérées et répondent bien aux antalgiques simples type paracétamol et aux anti-inflammatoires. Vous ne devez pas vous constiper (alimentation riche en fibres, eau d’Hépar et laxatifs prescrits par votre chirurgien si nécessaire). Les complications sont rares : difficultés de miction voire une rétention aiguë d’urine juste après l’opération, par phénomène réflexe, pouvant nécessiter un sondage évacuateur ; saignement parfois un peu éloigné du geste ; infection ; retard de cicatrisation ; marisque. Il est ainsi déconseillé de trop vous éloigner durant les 15 premiers jours. L’arrêt de travail varie de 1 à 4 semaines.

    Le risque de récidive est relativement élevé : de l’ordre de 30% après une première intervention en l’absence d’infection VIH et de 60% chez les patients séropositifs VIH. Plusieurs interventions peuvent être nécessaires pour venir à bout de cette infection. Un suivi régulier par le gastro-entérologue est indispensable.