• kyste sacro-coccygien

    Qu’est-ce qu’un kyste sacro-coccygien ?

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    Le kyste sacro-coccygien (KSC) encore appelé sinus pilonidal correspond à une atteinte cutanée et sous cutanée du pli inter fessier. Il s’agit d’une véritable cavité où communiquent les sinus pilonidaux et les orifices secondaires.
    Les sinus pilonidaux sont des petits trous situés au milieu du pli inter fessier qui s’étendent en profondeur comme des puits. Les orifices secondaires sont des voussures plus ou moins inflammatoires pouvant devenir des abcès de taille variable.
    La cause du KSC n’est pas aujourd’hui clairement établie avec une hypothèse congénitale (présent depuis la naissance) et acquise du fait de poils poussant à l’envers dans le derme.
    Ce qui est certain c’est qu’un mécanisme hormonal participe à la formation ou à l’expression de la cavité pilonidale puisque cette pathologie touche presque toujours des adolescents et des adultes jeunes.

    Quand opère-t-on un kyste sacro-coccygien ?

    Les kystes sacro-coccygiens ne sont opérés que lorsqu’ils sont symptomatiques, c’est-à-dire responsables de symptômes. Ces symptômes peuvent être un abcès, une douleur ou une gêne, un écoulement, des démangeaisons…

    En quoi consiste l’intervention ?

    Chirurgie à « chaud »
    Chirurgie réalisée en cas d’abcédation d’un orifice secondaire consistant en l’évacuation de cet abcès aux urgences ou parfois au bloc opératoire sous courte anesthésie générale. Un prélèvement de pus est systématiquement réalisé et envoyé en bactériologie.
    Dans tous les cas une mèche est mise place qui sera changée quotidiennement à domicile par des infirmier(e)s jusqu’à cicatrisation.
    Selon les disponibilités du chirurgien et du bloc opératoire, cette chirurgie est réalisée dès que possible en ambulatoire.

    Chirurgie à « froid »
    La chirurgie à froid, c’est-à-dire en dehors de toute inflammation, consiste à retirer l’ensemble de la cavité pilonidale. Sauf exception, elle est réalisée en ambulatoire. Il en résulte une plaie de forme ovale, de taille variable, qui est laissée ouverte avec mise en place d’une mèche. La cicatrisation se fait de la profondeur à la superficie, nécessitant plusieurs semaines voire plusieurs mois.

    Les risques de l’intervention

    Ces risques sont peu fréquents et bénins :

    • Saignement pouvant nécessiter une cautérisation au bloc opératoire
    • Retard de cicatrisation
    • Infection avec suppuration
    • Récidive (très rare)

    Les suites opératoires

    Vous êtes surveillé en salle de réveil puis en service d’ambulatoire. Un repas léger vous est servi. Avant votre sortie, le pansement est vérifié et refait si besoin.
    Après avoir regagné votre domicile, le plus souvent le soir même, vous prenez des antalgiques et des anti inflammatoires en cas de douleurs. Il est conseillé de prendre ces médicaments en systématique pendant au moins 24H. Une bouée est prescrite pour votre confort. La constipation doit être évitée avec prise de laxatifs doux si nécessaire. L’alimentation est normale. Les infirmier(e)s refont le pansement quotidiennement, avec changement de la mèche, au moment que vous avez convenu ensemble, le plus souvent le matin après la douche.
    Le suivi à la clinique est réalisé par le chirurgien et/ou Mme POUJET, infirmière plaie et cicatrisation.

    Une prise en charge très innovante du kyste sacro-coccygien

    Nous avons mis en place dans notre centre un protocole innovant de pansement aspiratif continu après ablation de kyste sacro-coccygien. Ce dispositif permet de diminuer le nombre de pansements et d’accélérer la cicatrisation. Il est constitué d’une mousse placée dans la cavité reliée à un réservoir avec une aspiration en continue. En cas d’arrêt de l’aspiration, en raison d’une fuite ou du réservoir qui est plein, un voyant rouge apparait. Vous en avertissez l’infirmier(e) dès que possible.
    Ce pansement est mis en place dans le cadre de l’hospitalisation à domicile. Cela permet un suivi et une coordination par un médecin, une infirmière et une cadre de santé. L’infirmière HAD forme les infirmier(e)s qui auront à gérer le pansement et suit l’évolution de la plaie. Elle est en lien permanent avec Mme POUJET, infirmière plaie et cicatrisation de la clinique, que vous rencontrez systématiquement aux environs du 10ème jour post opératoire.
    La plaie est simplement méchée jusqu’à la consultation de Mme POUJET. A ce moment-là, en fonction d’un certain nombre de critères (exsudat, distance par rapport à l’anus) la décision de début de pansement aspiratif est prise en accord avec le chirurgien et l’HAD.