• Chirurgie des surrénales

    Anatomie et fonction des surrénales

    surrenaleLes glandes surrénales, au nombre de 2, de forme triangulaire et de la taille d’un pouce, sont situées au-dessus de chaque rein correspondant. Elles sont de couleur jaune chamois. Il s’agit de glandes endocrines puisqu’elles secrètent des hormones : le cortisol, l’aldostérone, les hormones du stress (adrénaline notamment) et une petite fraction des hormones sexuelles.

    Les surrénales participent ainsi à la régulation de la tension artérielle, de la glycémie, de l’équilibre ionique et de la réponse au stress de l’organisme.

     

     

    Les principales pathologies des surrénales

    Les principales pathologies des surrénales sont liées à des tumeurs, généralement de petite taille et bénignes, souvent découvertes de façon fortuite, pouvant être à l’origine d’une sécrétion excessive ou inadaptée d’hormones :

    • Les phéochromocytomes sécrétant l’adrénaline et la noradrénaline. Les symptômes sont des poussées d’hypertension artérielle, des sueurs abondantes, des palpitations, des maux de tête.
    • Les tumeurs secrétant du cortisol responsables d’un syndrome dit de Cushing pouvant associer une hypertension, une hyperglycémie, des problèmes de peau et de cheveux, une fatigue nerveuse, une fonte des muscles des jambes, une perturbation du cycle menstruel chez la femme.
    • Les tumeurs secrétant de l’aldostérone responsables d’une hypertension et d’une baisse du potassium.

    Ces tumeurs peuvent généralement être retirées par coelioscopie.
    Les tumeurs découvertes fortuitement ne sécrètent souvent aucune hormone. On parle de tumeurs non secrétantes. Elles sont retirées si leur taille dépasse 4-5 cm ou si elles sont suspectes.
    Les tumeurs malignes des surrénales sont rares. Elles sont généralement de grande taille et nécessitent une intervention par voie ouverte (laparotomie).

    La chirurgie des surrénales

    Avant une chirurgie de la surrénale, une préparation peut être nécessaire pour corriger une hypertension ou le taux de potassium.
    La chirurgie est réalisée par coelioscopie dès que cela est possible avec une caméra et des petits orifices, dans le cadre d’un protocole de récupération rapide après chirurgie.
    En cas de chirurgie ouverte la cicatrice est réalisée au milieu du ventre ou sous les cotes gauche.

    Les suites opératoires

    Après une surveillance en salle de réveil, vous êtes transférés aux soins continus pour 24 à 48h. Vous êtes remobilisés et réalimentés rapidement. De la colle ferme et protège les cicatrices, ne nécessitant aucun soin.
    En postopératoire d’un phéochromocytome, une admission en service de réanimation peut être nécessaire afin de contrôler la tension artérielle.
    Les patients opérés d’une tumeur sécrétant de l’aldostérone doivent faire vérifier leur niveau de potassium sérique et peuvent être obligés de poursuivre leur traitement anti hypertenseur.
    Pour les tumeurs sécrétant du cortisol, une supplémentation en cortisone est prescrite pendant plusieurs mois après la chirurgie, jusqu’à ce que la glande restante ai repris une fonction normale.
    En cas de tumeur maligne un suivi prolongé est nécessaire.

    Les risques de la chirurgie surrénalienne

    Les risques sont rares mais possibles :

    • Saignement pouvant nécessiter une transfusion.
    • Variation importante de la tension artérielle surtout en cas de phéochromocytome.
    • Plaie d’un autre organe notamment du rein pouvant même parfois nécessiter son ablation.
      Risques communs à toute chirurgie : hématome, abcès, phlébite et embolie pulmonaire, complication pulmonaire, conversion en chirurgie ouverte.
    • A distance : comme dans toute intervention abdominale, des déformations de la paroi de l’abdomen (éventrations) et des brides intra-abdominales sont possibles.

    Il est rappelé que toute intervention chirurgicale comporte un certain nombre de risques y compris vitaux, tenant à des variations individuelles qui ne sont pas toujours prévisibles. Certaines de ces complications sont de survenue exceptionnelle (plaies des vaisseaux, des nerfs et de l’appareil digestif) et peuvent parfois ne pas être guérissables. Au cours de l’intervention, le chirurgien peut se trouver en face d’une découverte ou d’un événement imprévu nécessitant des actes complémentaires ou différents de ceux initialement prévus, voire une interruption du protocole prévu.

    Conseils après chirurgie surrénalienne

    Vous devez reprendre vos activités progressivement en privilégiant la marche. Une fatigue est possible, liée au stress chirurgical et anesthésique. Vous devez ainsi prendre soins de vous. Les premiers jours des douleurs dans les épaules sont possibles, en raison des gaz de cœlioscopie, et vont rapidement disparaître. Suivez bien les prescriptions de votre chirurgien.