• Chambre implantable

    Qu’est-ce qu’une chambre implantable ?

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    Une chambre implantable, encore appelée CIP, infusaport ou portacath correspond à un petit boitier placé sous la peau relié à un cathéter (petit tuyau) mesurant environ 20 cm dont l’extrémité se situe dans une grosse veine au-dessus du cœur.

    Pour utiliser cette chambre implantable, une aiguille doit donc être introduite dans le boitier, à travers la peau préalablement anesthésiée par un patch. Une perfusion peut alors être branchée sur l’aiguille.

    A quoi sert une chambre implantable ?

    Une chambre implantable est mise en place dans toutes les situations nécessitant une perfusion de longue durée ou de produits trop irritants pour les petites veines. C’est le cas de la chimiothérapie intraveineuse qui est l’indication la plus fréquente.

    La pose d’une chambre implantable est donc souvent un moment difficile.

    C’est pourquoi il est important que ce geste soit réalisé par un chirurgien expérimenté permettant une intervention courte et peu douloureuse.

    L’intervention

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    Repérage échographique de la veine jugulaire interne avant ponction

    La pose de chambre implantable est réalisée au bloc opératoire, sous anesthésie locale, en ambulatoire (1 journée d’hospitalisation), et dure en l’absence de difficulté environ 30 mn.

    Vous êtes allongés sur la table opératoire, la tête tournée sur le côté. L’équipe infirmière ainsi que votre chirurgien veille à votre confort.

    Le cathéter est mis en place dans la veine située juste au-dessus du cœur (veine cave supérieure) à travers la veine jugulaire interne qui est ponctionnée au niveau du cou sous échographie. La bonne position du cathéter est contrôlée grâce à une radiographie réalisée pendant l’intervention.

    La partie externe du cathéter chemine ensuite sous la peau, du cou jusqu’au boitier disposé lui aussi sous la peau un peu en dessous de la clavicule par une incision d’environ 4 cm.

    Les risques

    Les risques de la pose de chambre implantable sont peu fréquents mais peuvent être exceptionnellement graves représentés par :

    • Un hématome, fréquent surtout chez les patients sous anticoagulants. Il est sans gravité et va disparaitre rapidement.
    • Un saignement pouvant nécessité une cautérisation
    • Une atteinte thoracique avec pneumothorax (air dans le thorax) ou d’un gros vaisseau du médiastin
    • Un trouble du rythme cardiaque le plus souvent bénin et transitoire du fait de la proximité du cathéter avec le cœur
    • La formation d’un thrombus (caillot) dans la chambre, au bout du cathéter ou dans le reste du système veineux
    • L’obstruction de la chambre par précipitations de produits dans le boitier ou le cathéter ou par un thrombus.
    • Une infection avec possibilité de septicémie
    • Une désunion cicatricielle pouvant rendre la chambre apparente

    Certaines de ces situations peuvent conduire à l’administration d’un traitement dissolvant, fluidifiant sanguin ou antibiotique et/ou au retrait du dispositif. Si une chambre est indispensable, une nouvelle peut être mise en place du côté opposé.

    Les suites opératoires

    Après une courte surveillance en service d’ambulatoire, vous regagnez votre domicile. Vous prenez quelques antalgiques en cas de douleur.

    De la colle ferme et protège la cicatrice. Aucun soin n’est nécessaire.

    Un hématome est fréquent, sans aucune gravité. Il va disparaitre en quelques jours.
    Si une chimiothérapie doit être débutée rapidement, une aiguille est laissée en place dans le boitier en fin d’intervention, recouverte par un pansement occlusif. Ce pansement ne doit pas être refait. Il doit être gardé propre et sec.

    Si le traitement est plus éloigné, cette aiguille sera mise en place par une infirmière dans des conditions stériles.

    Un livret explicatif ainsi qu’une carte de porteur de chambre implantable, vous seront remis à votre sortie, fournis par le fabricant de la chambre implantée.

    Une chambre implantable peut être gardée plusieurs mois voire plusieurs années sans danger.